L'espérance de vie de nos cousins américains diminue en 2016

 
Mauvaises nouvelles des USA. Ce que nous annoncions déjà il y a une année se confirme aujourd’hui : l’espérance de vie aux USA diminue !
C’est officiel et publié par le U.S. DEPARTMENT OF HEALTH AND HUMAN SERVICES.
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Qu’est-ce que cela signifie ? Je recopie un fragment du rapport qui de façon désinvolte note une diminution de 0,1 année (les deux sexes confondus) et de 0,2 pour les hommes.
Que ces dames ne se réjouissent pas trop vite : le déclin est toujours précédé d’un plateau et nos chères compagnes des bons et mauvais jours ne vont pas tarder à décliner aussi.
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Quelle interprétation ?
Alors que depuis des siècles, l’espérance de vie dans les populations occidentales augmentait régulièrement, depuis environ 15 ans nous avons vu d’abord une inflexion des courbes, puis l’atteinte d’un plateau et finalement un déclin.
Les mouvements sont lents dans ce type de statistiques humaines ; mais les tendances sont lourdes ; elles ne s’inversent pas du jour au lendemain. Dit autrement, ce que nous observons maintenant c’est probablement l’amorce d’un déclin qui va s’accélérer dans les années à venir.
Oserais-je dire qu’au vu des 15 dernières années, il est inéluctable que l’espérance de vie de américains diminuent pour de longues années. Les fonds de pension peuvent se réjouir mais pas  les gérants des assurances sur la vie.
Les calculs sur lesquels est basée l’évolution des cotisations de retraite peuvent être revus.
Tout cela est loin d’être drôle. D’abord parce que les statistiques françaises sont comparables avec un léger décalage. Nous avons eu l’inflexion et le plateau, il nous reste à constater le déclin. Inéluctable car les tendances sont lourdes.
Une autre mauvaise nouvelle, si je puis me permettre, c’est que la cause de ce déclin n’est pas clairement identifiée. Les décès de cause cardiovasculaire ou par cancers (qui représentent la grande partie des causes de décès dans nos pays) continuent de diminuer certes plus lentement mais quand même. Cela signifie que les nouvelles causes de décès sont d’origines multiples sans qu’une particulière soit identifiable, comme (par contraste) on l’avait vu avec l’épidémie de SIDA quoique sans impact majeur sur l’espérance de vie générale.
Cela signifie que c’est l’état de santé générale de la population qui est altérée. Je ne me permettrais pas d’autres hypothèses pour le moment.
Une évolution semblable est intervenue dans les années 70s du siècle passée en Union Soviétique. Quand l’inflexion des courbes a été confirmée, les autorités soviétiques ont cessé de publier leurs chiffres avant même que le plateau soit atteint. Les moins myopes des épidémiologistes de l’époque soupçonnaient que l’état de santé de la population soviétique était en voie de dégradation rapide ; mais nous n’avions pas prévu que les choses iraient aussi vite : moins de 20 ans plus tard l’Union Soviétique s’effondrait…
Il est probable que les choses iront de même dans les pays occidentaux (USA puis Europe) dans un proche future.
Nous pouvons nous attendre à des graves perturbations sociales dans la (ou les) décennie(s) qui viennent car l’espérance de vie est aussi un marqueur de satisfaction des populations. Quand plus rien ne va au point de voir décliner l’espérance de vie, la fin des réjouissances approche.
Je ne suis pas de ces “collapsologues” qui chaque année annoncent fin du monde ; mais certaines données doivent donner à réfléchir : à force de jouer avec le climat, la santé des mers et océans, la radioactivité, le cholestérol et la vaccinologie exubérante, nous allons en payer le prix !
Désolé de ces très mauvaises nouvelles !
 
 
 
 
 
 

Avoir un cholestérol très bas est de mauvais pronostic…

 
Jusqu’à récemment, avoir un “cholestérol haut” était présenté comme dangereux par quelques subtils propagandistes.
Tout dépend évidemment de ce que nous appelons un “cholestérol haut”.
Par rapport à quoi ?
Par rapport à une moyenne mesurée chez des bien-portants et supposée normale ?
Certes non. En effet, par rapport à cette moyenne, la majorité des victimes d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral (AVC) ont un cholestérol normal ou bas.
En conséquence, et avec les années, on a diminué la “moyenne” supposée normale afin de faire rentrer de force la réalité dans les théories fumeuses du “cholestérol qui bouche les artères”…
C’est-à-dire faire en sorte que, de force, tous les infarctus et les AVC aient quand même un “cholestérol haut”…
TOUTE la cardiologie internationale et nationale a participé à cette honteuse mascarade !
Mais ça n’était jamais trop bas ; jusqu’au point de décider, hors de toute rationalité, que le cholestérol normal était celui qui était le plus bas possible.
En anglais, on dit : the lower the better.
Traduction française : plus con tu meurs !
Et finalement ce qui devait arriver est arrivé, puisque le cholestérol est innocent.
Quoi ? Réponse : même ceux qui ont un cholestérol très très bas [indiqué ci-dessous par l’expression “ultra-low LDL-C”] sont à risque de faire un infarctus ou un AVC !
C’est officiel ; la Cardiologie Internationale et Nationale découvre, subjuguée, cette évidence que le risque d’infarctus ou d’AVC ne dépend pas du cholestérol.
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Bon, on ne va pas faire d’autres commentaires. La nouvelle est “tombée” un 18 décembre !
C’est un peu dur à digérer avant les fêtes ; d’autant qu’à la même époque sur une radio nationale (France Q pour ne pas la nommer), un olibrius alpin à 2 pattes expliquaient en bonne compagnie aux auditeurs et à un brillant professeur de la Pitié Salpêtrière (Hôpital parisien), pourquoi le cholestérol était innocent et pourquoi les médicaments anticholestérol, notamment les statines (mais aussi les autres), étaient inutiles et toxiques.
Pour ré-écouter l’émission de France Culture : https://www.franceculture.fr/recherche/articles-et-diffusions?q=Lorgeril
Depuis, silence radio ! Même l’INSERM n’a encore rien dit ; c’est pas peu dire…
Patience !
Nous allons nous régaler avec les contre-attaques qui ne sauraient tarder…
Par quelles voies passeront-ils pour sauver leur réputation, voire leur autorité fortement compromise ?
A tous les délicieux visiteurs de ce blog : Bonne année 2018 !
 
 
 
 
 
 
 
 

France Culture le lundi 18 décembre 2017

 
Vous me croirez si vous le voulez mais France Culture m’a invité à parler du cholestérol le lundi 18 décembre… Entre 16:00 et 17:00.
Soyez avec moi et posez vos questions car [tel est l’objet principal de ce message], les auditeurs peuvent avoir la parole.
Si vous le faîtes, soyez assez malin pour poser une question qui n’aille pas dans mon sens mais au contraire me permette de répondre à des pauvres victimes des statines qui n’en croiraient pas leurs oreilles. Je vous fais confiance !
Il leur aura donc fallu 12 ans – depuis la parution de mon premier livre en français sur le sujet (et donc accessible aux gens très cultivés des chaînes publiques culturelles) – pour s’apercevoir qu’il y avait autre chose que Pâté Macaroni et la “Voix de son Maître” sur le cholestérol et les statines.
Bon, la messe n’est pas dite puisqu’il y a peu ARTE m’avait envoyé le billet d’avion pour voler à Strasbourg et dialoguer avec un professeur de cardiologie pour finalement annuler au dernier moment… Probablement qu’une Société Savante ou une Académie s’était interposée…
Tout est encore possible d’ici lundi…
Mais comme les étranges nouvelles ne viennent jamais seules, j’ai eu la grande surprise d’être contacté par un délicieux journaliste du Quotidien du Médecin qui s’interrogeait sur cette incongruité qu’on puisse avoir de l’athérosclérose avec un vilain mauvais cholestérol bas ou normal ; et qui s’étonnait encore plus (vraiment délicieux cet athlète) que les auteurs de cette étude publiée dans un grand journal de cardiologie américain concluent en préconisant des traitements anticholestérol encore plus forts puisque même bas le cholestérol était encore toxique.
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Ça ne s’invente pas…
 
 
 
 
 
 
 
 

Statines et autres anticholestérol : clap de fin ! Ne pas huer les acteurs !

 
Voilà on s’approche de la fin du 3ème acte ; ça commence à bouger dans la salle mais les issues de secours ne sont pas encore envahies…
Les acteurs sauront-ils retenir les spectateurs encore un petit moment ?
L’Histoire nous l’a appris ; mais quand ça se passe sous nos yeux, on reste encore surpris, voire ébahis…
Le coup fatal n’est pas parti de là où l’on croyait ! Autrement dit, alors que je pensais (naïf que je suis) que les statines se prendraient les pieds dans leur tapis, ce sont les supposés successeurs des statines qui, en débandade, sont en train de les assassiner.
Toutes les statines ayant été génériquées, comment continuer à faire prospérer le business du cholestérol ?
Avec de nouveaux médicaments anticholestérol, bien sûr, et ça faisait longtemps que les acteurs de cette pièce s’y préparaient.
Il y avait, en simplifiant, deux grandes catégories de candidats à la succession :  les anti-CETP et les anti-PCSK9.
Comment ces imbéciles s’y sont pris pour perdre une partie imperdable ?
Je vais en dire deux mots ; mais, en toute humilité, je pense que certains d’entre nous (ceux que certains autres n’ont cessé de traiter de “criminels”) y ont contribué.
1- les anti-CETP
Inutile de chercher à comprendre en détails. CETP est un système enzymatique qui, en simplifiant et selon certains “spécialistes”, transfère le cholestérol des gentilles HDL vers les méchantes LDL. En bloquant ce système, on diminue les LDL (qui augmentent le risque cardiovasculaire) et on augmente les HDL qui diminuent ce risque.
C’était, en théorie, le jackpot !
Aucun lipidologue ne pouvait rêver mieux pour confirmer ses théories sur le cholestérol.
Et pour l’industrie, c’était pari gagnant à 100% ; d’autant qu’ils avaient dans leur boîte à musique des molécules fantastiques, les fameux anti-CETP (ou trapib) dont les effets sur les lipides étaient juste transcendantaux ; certains avec des augmentations des HDL de 100 à 130% ; et des diminutions des LDL de 30 à 40%, c’est-à-dire mieux que les statines les plus miraculeuses cliniquement. Imperdable ! Des centaines de millions de dollars et d’euros investis.
Que s’est-il passé ?
Après 4 essais cliniques (du moins de ce qui en a filtré), c’est un échec total !
Il se pourrait que ces anti-CETP soient même dangereux. Le saura-t-on jamais ?
Certains académiciens et experts des lipides essaient de “sauver les meubles”, c’est-à-dire leur réputation ; mais les industriels eux ont déjà “plié bagage”… et voguent désormais vers des eaux plus monotones, “jurant mais un peu tard qu’on ne les y reprendrait plus !
Tour à tour, Pfizer, Lilly et Merck ont démissionné. Quelques rapports ci-dessous des médias complices et autres lapins crétins qui ont l’air fin aujourd’hui ; mais ils ont déjà oublié leurs dithyrambiques articles d’avant-hier. Même pas honte !
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Et aussi ça (ci-dessous) qu’on peut traduire par la formule : Merck renonce à demander la mise sur le marché de ce médicament présenté comme miraculeux il y a peu. Pas honte !
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Les anti-CETP à la poubelle ; et avec les anti-CETP, vous pouvez aussi mettre à la poubelle toutes les foireuses théories du cholestérol qui allaient avec.
2- les anti-PCSK9
Ceux qui visitent ce blog le savent déjà : PCSK9 est un système enzymatique qui participe au recyclage des LDL-récepteurs. Bloquer ce système et vous avez, en théorie, plus de récepteurs et donc moins de cholestérol circulant ; ce qui, selon nos brillants théoriciens du cholestérol ne pouvait conduire qu’à sauver des vies et réduire le risque cardiovasculaire…
Il se trouve que les anti-PCSK9 sont des anticorps monoclonaux fort couteux à produire (il faut des usines pour ça). Pour d’évidentes raisons commerciales, les deux industriels qui se sont manifestés jusqu’à présent ne peuvent se permettre de les brader.
D’autre part, les premiers résultats cliniques sont fort décevants malgré de remarquables effets sur les lipides. C’est à nouveau en contradiction avec les théories prévalentes.
Les experts et les académiciens des lipides [plutôt que de mettre les anti-PCSK9 à la poubelle en compagnie des théories qui vont avec] essaient de sauver les meubles et leur réputation en discutant non pas l’essentiel (c’est-à-dire l’utilité clinique) mais le rapport coût/bénéfice.
Malgré de subtiles contorsions arithmétiques, cet argumentaire vient de s’effondrer sous les coups de quelques jeunes gens ambitieux qui savent eux faire de simples additions. Le résultat est désopilant (ci-dessous).
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Je donne ci-dessous un résumé de 3 lignes que je traduis par : pour 1000 patients traités, le surcoût rapporté aux avantages cliniques (par ailleurs non démontrés de façon robuste) approcherait les 340,000 dollars américains par an.
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L’interprétation est simple pour les experts en santé publique : ce surcoût est inacceptable pour les assureurs américains. Bien sûr ces assureurs pourraient payer et répercuter ce surcoût par une augmentation des primes annuelles ; ce qu’ils font d’habitude (comme font nos mutuelles en France sans l’avouer) pour sauver leurs profits et éviter une chute de leurs actions à Wallstreet.
Il semblerait, les cartes étant sur la table pour une fois [on n’a pas travaillé pour rien des deux côtés de l’Océan], que cette stratégie commerciale ne soit pas possible cette fois-ci pour une simple raison : trop c’est trop !
Ainsi va le système capitaliste, le gaspillage et l’excès de taxes tuent les profits. Quand c’est trop c’est vraiment trop !
Et ainsi, certains parmi les plus galants experts de la cardiologie américaine annoncent des funérailles grandioses aux théories lipidiques qui depuis 40 ans empoisonnent la médecine (ci-dessous).
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Dans cet interview, le très dévoué Pr Milton Packer concentre sa critique sur la débandade MERCK. Pourtant lui-aussi a compris qu’avait sonné la fin des exaltations lipidiques : “the Obits” signifie “obituaries”, c’est-à-dire “rubrique nécrologique”.
Mais notre professeur n’a en fait rien compris : ce qui se termine ce n’est pas la fin des recherches sur les lipides, c’est seulement la fin des théories stupides sur le cholestérol.
Place enfin aux  recherches potentiellement fructueuses sur les vrais lipides vraiment impliqués dans les pathologies cardiovasculaires. On peut espérer que quelqu’un de sympa va expliquer à ce cardiologue un peu niaiseux que les lipides ne se limitent pas au cholestérol, que le cholestérol est indispensable aux cellules et qu’il est innocent de tous les crimes que Milton et ses collègues francophones lui ont ridiculement attribués.
Quoique les croquemorts ne soient pas encore passés dans les palais de BigPharma pour mettre le patient en bière, on peut (sans anticipation impatiente) se prépare à entonner un joyeux…
De profundis !
 
 
 
 
 
 

Cholestérol et corruption : bas les masques !

 
Nous le savions mais, pour ne pas embarrasser des collègues naïfs, ne pas envenimer un débat difficile avec des questions non médicales ni scientifiques, et surtout laisser un peu de temps à chacun, nous nous étions abstenus d’accuser
Forts de cette apparente passivité de la part de la profession, et de plus en plus inquiets des déboires commerciaux de leurs nouveaux anticholestérol (les anti-PCSK9), les industriels impliqués et leurs complices ont perdu toute prudence.
Ainsi la tentative de corruption éclate au grand jour. Bas les masques !
Voici ce que reçoivent ces jours-ci (Octobre 2017) les collègues Canadiens :
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En d’autres termes, on propose à ces médecins praticiens, et sous couvert d’un ridicule programme “d’approche orientée des traitements anticholestérol” [ça vaut son pesant de cacahuètes…], de les rémunérer grassement en échange de recrutement [enrollment en anglais] de patients fragiles et à haut risque pour…
Pour quoi faire au fait ?
Ça n’est pas dit ! C’est bizarre !
Mais si on cherche un peu sur Internet, on trouve de quoi alimenter sa curiosité :
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0828282X17306438
Je recopie un petit morceau d’anthologie, corruptrice :
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C’est délicieusement délicat comme suggestion et recommandation. Je traduis : “Les médecins suivront les patients recrutés selon leurs principes personnels mais en ayant connaissance des plus récentes recommandations du Canadian Heart research Centre, une émanation de l’industrie pharmaceutique, qui dit que le vilain cholestérol doit être inférieur à 2 mmol/L.
Pour y parvenir chez ces patients difficiles, il faut obligatoirement prescrire un médicament anti-PCSK9 !
Menace sous-jacente (mais non écrite) : si vous ne prescrivez pas, vous ne serez pas payés !
Le but de GOAL est donc d’encourager la prescription d’un nouveau médicament anticholestérol qui tarde à rentrer dans les mœurs cardiologiques : tu prescris, je te récompense !
Ils veulent ainsi convaincre 300 cardiologues canadiens de participer à cette farce.
Ils savent que c’est une farce et ils savent que les cardiologues le savent…
Pour les sécuriser à propos d’un éventuel scrupule éthique (on ne sait jamais, y en a encore d’assez couillons pour hésiter !), ils disent qu’ils  s’occupent de tout. Je recopie le petit paragraphe concernant l’éthique et que chacun peut vérifier dans le document complet ci-dessus.
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En d’autres termes : Chers confrères, tout est propre (“sécurisé” comme ils disent), ne vous inquiétez pas ! Et si vous aviez des ennuis, notre Institution vous assistera.
Pas sympa ça ?
Ils sont très sûrs d’eux apparemment. Ils ont sans doute raison : ce ne sont pas les Sociétés Savantes (et autres corporations) auxquelles ils appartiennent qui leur feront des ennuis puisque les dirigeants et sommités de ces Sociétés sont eux-mêmes rémunérés par le très dévoué Canadian Heart research Centre.
Et si les sociétés savantes approuvent, les assurances et les administrations ne diront rien. C’est pour le bien des patients ! Nous prenons en charge l’éducation des médecins !
Pas sympa ça ?
Quand tout le monde bafoue la Loi, il n’y a plus de Loi, dit un proverbe chinois…
Nous sommes donc en présence, sous couvert d’une “fausse bonne conscience” édictée par le très commercial Canadian Heart research Centre, d’une tentative de corruption de médecins qui en théorie sont au service de leurs patients, par delà toute considération commerciale.
C’est bien tentant pour un médecin surtout s’il est en début de carrière. Non seulement il est rémunéré par le Canadian Heart research Centre, mais en plus il force des patients (qui espèrent que tout cela est pour leur bien) à revenir le voir 3 fois en 6 mois, toutes consultations couvertes par les Assurances des patients. Et tout ça dans la poche du médecin qui, bien sûr, vérifiera par des examens adaptés (et dispendieux) à chaque visite que le traitement est efficace et bien toléré. Coûts des examens complémentaires à la charge du patient ou de son assurance qui, de toute façon, rentrera dan ses frais en augmentant les “cotisations” l’année suivante.
Pas sympa ça ?
Bien que je ne sois pas au courant de ce type d’éducation rémunérée des médecins en France pour le moment, je ne doute pas qu’on y vienne assez rapidement !
Tout dépendra sans doute de la façon dont le marché, et la profession, réagiront  !
Espérons que si on ne réagit pas correctement, une nouvelle Loi ne nous y obligera pas, comme on le voit à propos des vaccins, ces jours-ci.
Il faut s’y habituer, la corruption est partout, et pas seulement pour le cholestérol ! Mais les visiteurs de ce blog le savent déjà, hélas !
 
 
 
 

Venez me retrouver près de Bastia (Corse) les 13 et 14 Octobre 2017

 
A l’invitation, de l’Association  “Sapore e Odore”, je serai en Corse, près de Bastia pour deux conférences sur la prévention des maladies cardiovasculaires et sur le cholestérol, les 13 et 14 Octobre 2017.
Ce sera exactement à TRAVU (VENTISERI)

Ce sont les AUTOMNALES du BIEN ÊTRE
Pas beau ça ?
Ma 1ère conférence sera à 18:00 le vendredi 13
Espérons que la température de l’eau de mer soit encore acceptable et que le vin soit bon !
 
 
 
 
 
 
 
 

Dernières nouvelles des "fondus" anticholestérol et des médicaments qui vont avec…

 
Ça s’agite beaucoup ces temps-ci autour du cholestérol ; et pas seulement chez SANOFI à propos des anticorps monoclonaux anticholestérol [juste avant un prochain vaccin anticholestérol… à moins que la Direction (dans tous les sens du terme !) change assez rapidement…] .
Un exemple ci-dessous au mois d’Août 2017.
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Ce serait drôle si ça n’était tragique. Pour cet auteur de renom (pour lequel je n’ai pas beaucoup d’estime… je retiens mes mots !) le cholestérol doit être traité !
Un peu comme la diphtérie ou la polio.
En d’autres termes, le cholestérol est une maladie !
Heureusement que cet animal ne couve pas dans le nid des vaccinalistes maximalistes, il voudrait sans doute lui-aussi  “éradiquer”… le cholestérol…
Mais mon message d’aujourd’hui est ailleurs ; il s’agit de la confiance/défiance des médecins américains vis-à-vis de ce qu’on leur raconte à propos de l’utilité/toxicité des statines.
Voyez ci-dessous ce curieux sondage sur un des sites les plus fréquentés par les médecins US.
Traduction du titre : “Y a-t-il une troisième voie ?”
Dit autrement : y a-t-il un terrain d’entente possible entre les “statines à tout prix” et les “pas de statine du tout” ?
C’est intéressant dans le contexte d’un marketing effréné (médias professionnels impliqués à 100% sans nuance) des premiers alors que les seconds peinent à se faire entendre…
Heureusement, Madame la Ministre, que des réseaux sociaux obscurantistes (évidemment) font le boulot que les médias conventionnels n’osent faire ; un peu (beaucoup) comme avec la question vaccinale…
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Traduction de la question  du sondage : “Est-ce que le débat sur le ratio bénéfice/risque des statines a dégénéré ?”
Ce n’est pas comme ça qu’il fallait poser la question évidemment ; il eût fallu demander : “êtes-vous clair à propos de l’usage des statines ?” ou quelque chose comme ça.
La réponse (sous-jacente) des médecins US est assez évidente : ils ne comprennent plus rien !
Certes, maintenant que le nouveau marché des anticorps monoclonaux est ouvert, on peut abandonner le défense des statines à de plus lugubres idiots “utiles”…
Medpage (le propriétaire du site) c’est un peu ça : tout en prudence pour ne pas fâcher les sponsors…
Ils ont tort de négliger la question des statines, à mon avis, car ce faisant c’est toute la théorie du cholestérol-maladie qui s’effondre. Bon ! Laissons faire la Nature !
Je suis désolé pour ceux qui n’auront pas bien entendu le message que j’assène depuis plus de 12 ans : ils continuent à s’empoisonner en pure perte.
Que nous dit vraiment ce sondage ?
1) que les médecins américains sont perplexes et que, malgré la disproportion des moyens mis en œuvre pour les faire taire, le travail des petites souris résistantes aux statines fait son chemin…
2) qu’il semble difficile d’arriver à un consensus ;
3) que plus de la moitié des médecins américains estiment que la plus grande confusion règne à propos de statines sans espoir de clarification ; quand le doute s’installe, le business est mal…
Vous avez des doutes quant à ma 1ère interprétation ?
Voyez une autre étude (publiée dans le journal officielle de la Société Américaine de Cardiologie) évaluant les prescriptions de statines après un AVC aux USA : ci-dessous.
Je rappelle que les sociétés savantes (oups !) et les autorités (oups !) sanitaires préconisent les statines après un AVC sans restriction aux USA comme en France.
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Que dit cette étude ?
Que moins d’un patient américain sur deux se voient prescrire une statine après un AVC.
Interprétation : fiasco quasi total des recommandations officielles. Bien peu écoutent ce que les officiels racontent. On peut penser que beaucoup de ceux qui prescrivent quand même le font par crainte de n’être pas “conformes” [il y a “con” dans “conforme”] ou simplement par habitude…
Les réseaux sociaux obscurantistes sont en train d’avoir raison des conformismes [il y a “con” dans “conformisme”]… Aura fallu près de 15 ans, mais quand même !
Je suis désolé pour ceux qui n’auront pas bien entendu le message que j’assène depuis plus de 12 ans : ils continuent à s’empoisonner en pure perte.
Vraiment désolé ! Ce n’est pas faute d’avoir fait mon maximum ; mais je me sens moins seul : 50% des médecins américains [probablement les médecins-techniciens les mieux formés au monde] se morfondent dans le doute désormais ; et ça s’aggrave de jour en jour.
 
 
 
 
 

La "nouvelle" prise en charge des dyslipidémies vue par les "Autorités"

 
La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier une nouvelle analyse concernant la prise en charge des dyslipidémies.
C’est téléchargeable (comme disent les pirates des caraïbes) sur www.has-sante.fr
Cette analyse est assortie de recommandations – non comminatoires – dans le but d’aider les médecins à prendre des décisions thérapeutiques. Il est à craindre malheureusement que cette analyse soit source de confusion et non de clarification. L’expertise scientifique des rédacteurs de la HAS n’est pas avérée. En conséquence, cette analyse n’a pas de réelle validité scientifique.
L’analyse de la HAS fait 159 pages. Sachant que peu de médecins les liront, la HAS publie deux mémos didactiques.
Le 2ème mémo est particulièrement intéressant car il permettrait de calculer un score de risque qui, selon la HAS, ouvre un algorithme de prescription des médicaments anticholestérol. Ce score de risque repose sur des paramètres classiques comme l’âge, le genre, l’usage du tabac, la pression artérielle et le niveau du cholestérol. A l’exception du cholestérol, aucun de ces paramètres ne concerne les dyslipidémies alors que la question concerne bien, sauf erreur et selon le titre, les dyslipidémies.
Ce score de risque est éventuellement exprimé sous forme graphique (ci-dessous pour une version Européenne déjà ancienne) ce qui n’en améliore pas la valeur scientifique et médicale. On voit, par exemple, que l’évaluation du risque par cette méthode hautement suspecte (voir plus bas) s’arrête à l’âge de 65 ans ; alors que le risque maximal dans nos pays est au-delà de 75 ans.

On mesure, au simple examen de ces scores de risque, la grande confusion dans laquelle se débattent les rédacteurs de la HAS. On propose en effet à des médecins de prescrire des médicaments anticholestérol à partir de facteurs de risque qui ne concernent pas le cholestérol.
Dit autrement, un homme (1er risque supposé) de 70 ans (2ème risque supposé), et fumeur (3ème risque réel) peut se voir prescrire une forte dose de statine sous prétexte qu’il est à haut risque (selon le score de risque de la HAS)  alors que son cholestérol peut être normal, bas, ou très bas.

On pourrait donc, selon cet algorithme décisionnel absurde, prescrire de façon quasi automatique des médicaments anti-dyslipidémiques à des patients qui n’ont pas de dyslipidémies !

Il faut noter également que les paramètres (cités plus haut) utilisés pour calculer le score de risque de la HAS reposent principalement sur des études épidémiologiques anciennes conduites il y a plus de 50 ans dans des pays (notamment les USA) où le risque cardiovasculaire était considérablement plus élevé qu’en France. Il est par exemple contestable de continuer à attribuer un risque plus élevé aux hommes en France en 2017 alors que la mortalité cardiovasculaire est désormais plus élevée chez les femmes.
Surtout ce score de risque n’a jamais pu être validé scientifiquement. En effet, il ne tient pas compte des principales causes de mortalité précoce identifiées de nos jours. Selon la plus récente étude de l’OMS – publiée dans le journal du Collège Américain de Cardiologie (ci-dessous) – ces principales causes étaient : le tabac, le diabète, l’inactivité physique, et un faible statut socioéconomique. Seul le tabac est pris en compte dans le score de risque de la HAS. D’autres causes, notamment l’usage irrationnel de l’alcool et la consommation de sodium sont également oubliées.
Aucune mention des antécédents familiaux (notion pourtant fondamentale) ou encore de la pollution atmosphérique désormais considérée comme une cause majeure de pathologie cardiovasculaire.

De façon générale, le mode de vie, les conditions d’existence et les habitudes alimentaires des individus sont négligés (totalement absents alors qu’ils sont hautement coupables)  dans le score de risque archaïque justifiant la prescription de statines selon la HAS. Aucun scientifique sérieux, et aucun médecin responsable, ne peut adhérer à de telles recommandations qui reflètent surtout, semble-t-il, l’influence des experts rémunérés par l’industrie pharmaceutique afin de prédisposer les médecins à ces prescriptions abusives.
Cette question de l’intégrité et de la moralité des professions médicales et en particulier des leaders d’opinion fait actuellement l’objet de vives discussions. L’Association des Médecins Américains s’en est emparée depuis longtemps et de façon proactive comme l’indiquent les documents ci-dessous. On y parle de “responsabilité morale” et là-bas (si loin), ce n’est pas un “gros mot”…


Cette exigence d’expertise et d’indépendance doit s’étendre évidemment à tous les membres des sociétés savantes, académies et autres associations qui approuvent ou participent à l’élaboration des recommandations de la HAS, comme rappelé à nouveau aux USA par les Autorités Médicales Américaines (ci-dessous).


Ces exigences minimalistes tardent à être mises en pratique en France comme on peut le constater avec l’analyse (et les recommandations) de la HAS concernant la prise en charge des dyslipidémies.
Les recommandations de la HAS font l’admiration de beaucoup (dont le manque d’esprit critique est étonnant) alors qu’elles ne sont qu’un grossier copié-collé des recommandations (et autres guidelines) des sociétés savantes financées par l’industrie.
Espérons que la prochaine Loi de Moralisation de la vie publique prendra en compte et s’attachera à empêcher ces coupables pratiques.
Rêvons !
 
 
 
 
 

Nous serons à Saumur le 31 mai 2017

A l’invitation de l’Association “Santé Liberté Entraide”, je serai à Saint-Lambert des Levées (près de Saumur) le mercredi 31 Mai.
Ça se passera à 20:30 salle Martineau, rue de la Prévôté.
Le titre ?
“Cholestérol, ami ou ennemi ?”
Vu le délire actuel dans les milieux académiques et universitaires, il est urgent de revisiter un peu les basiques de la physiologie et de la médecine.
Invitez vos amis et vos médecins ; ça leur donnera l’occasion de s’exprimer…
Je serai à la disposition de chacun ; pourvu que le vin soit bon… et bio !
 
 
 
 
 

Les grandes illusions de la vaccinologie (saison 2)

 
J’ai évoqué dans un précédent message l’illusion pasteurienne de la médecine et des maladies, et pas seulement les infectieuses.
Dans ce nouveau document, je vais essayer d’analyser une autre sympathique illusion des vaccinologues : c’est l’idée qu’on puisse éliminer ou “éradiquer” (c’est le vocabulaire en cours) les maladies infectieuses. Le sujet est compliqué ; je vais essayer d’être simple.

Certains “experts” [“experts” entre guillemets car l’expertise scientifique ici est très limitée : on a affaire à des ingénieurs ou des techniciens du vaccin plus qu’à des vrais scientifiques…] pensent en effet que des vaccinations de masse peuvent nous débarrasser de certains fléaux infectieux. J’ai pris l’exemple de la variole dans mon message précédent ; sans m’interdire de penser que la vaccination ne fut pas la principale cause de la disparition de la variole.
Ce fut aussi l’avis de l’OMS ; donc rien d’original de ma part. Peut-être, ou peut-être pas, ou peut-être un peu ! Pas la peine de se disputer : on ne peut pas le savoir avec nos moyens scientifiques et historiques actuels. Humilité, chers confrères !
En effet, d’autres maladies infectieuses ont disparu sans qu’un vaccin n’ait été utilisé pour les combattre ou les neutraliser. “Vie et mort des maladies infectieuses” ; ça pourrait faire le titre d’un roman anxiogène : je vais donner des exemples plus loin.
Comme je ne suis pas un cerveau ubiquitaire, je me garderais bien d’essayer de paraître exhaustif. Chaque médecin, du fait de son parcours professionnel, dispose d’une expérience clinique spécifique : le mien tourne autour des maladies cardiovasculaires depuis plus de 40 ans ; je me bornerais donc à discuter brièvement de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses qui ont disparu (ou presque) et aussi de maladies cardiovasculaires (supposément) infectieuses qui sont apparues. Je ferai bref à nouveau.
Ici toutefois pointe une idée d’importance que nos experts vaccinologues n’ont pas encore apparemment (dans leur majorité) appréhendée : les maladies infectieuses disparaissent et apparaissent donc à un rythme soutenu dans nos sociétés.
Il est illusoire d’espérer un monde sans maladie infectieuse. Pourquoi ?
Parce que ces maladies sont le résultat d’une interaction conflictuelle entre notre environnement et notre système immunitaire.
Et comme notre environnement change sans cesse (en partie à cause des activités humaines, par exemple le changement climatique), ces interactions sont très variables ; d’autant plus que cet environnement est aussi une partie de nous-mêmes. Qu’est-ce que cela veut dire ?
Nous transportons avec nous [et pas seulement au niveau de notre tube digestif : un à 2 kilos de microbiote], dans nos yeux, nos oreilles et chaque pore de notre peau (je limite là ma description) une partie de notre environnement, c’est-à-dire le monde des micro-organismes dans lequel nous baignons.
C’est important à comprendre : nous sommes nous-mêmes une partie de notre propre environnement ! Ce qui signifie que quand je me fais vacciner, c’est aussi contre moi-même que je me vaccine !
Le facteur environnemental ici c’est le monde bactérien, viral et parasite dans lequel nous nageons. Quand nous disons que cet environnement change, nous ne parlons pas que du climat mais aussi de tous ces agents potentiellement pathogènes qui s’adaptent aux changements de leur propre environnement (qui est aussi le notre) beaucoup plus vite et beaucoup mieux que nous. Une espèce bactérienne en danger, quel que soit l’origine du péril, aura tôt fait d’inventer une nouvelle méthode de survie en milieu hostile. Ainsi de nouvelles espèces apparaissent sans cesse, ce qui est la principale explication des résurgences de maladies infectieuses qu’on croyait éteintes sous l’effet supposé (selon certains) des vaccinations de masse. Ça reste à documenter !
Évidemment, cet environnement interagit avec notre système immunitaire qui est, selon la théorie prévalente, le gardien de notre intégrité et donc de notre survie dans notre environnement.
Et notre système immunitaire [au-delà de ses spécificités génétiques] est lui-aussi constamment changeant : non seulement il s’adapte à notre environnement mais il se modifie en fonction de nos conditions existentielles : vieillissement, nutrition, activité physique, stress, pollution, médicaments, etc…
Tout le monde a compris la complexité  du sujet que je discute : une multitude de facteurs interagissent et ce sont ces interactions qui vont donner naissance soit à des maladies individuelles soit à des épidémies. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours car l’irruption d’un déséquilibre dans cette complexité peut entraîner des perturbations sanitaires.
On peut appeler ces perturbations des maladies ou des épidémies ; ce qu’il faut comprendre c’est qu’il faut du temps pour un retour à un certain équilibre (équivalent de la fin de l’épidémie ou de la guérison du patient, ou de son décès ; ce qui est aussi la fin d’une maladie) avant la survenue inéluctable d’une nouvelle perturbation ; ou d’une nouvelle “catastrophe” selon le vocabulaire des disciples du mathématicien René Thom.
Telle est la condition humaine !
Comme pour toute autre question liée à notre condition humaine, plusieurs attitudes sont possibles. Fatalisme, réaction hyperactive, pro-activité anticipatrice… L’objet de ce message n’est pas de discuter ces attitudes ; ce sera pour une prochaine fois.
De ce qui précède, chacun peut comprendre que notre environnement (tout rempli qu’il soit d’agents pathogènes et d’agents protecteurs s’opposant aux précédents par un identique réflexe de survie) n’est pas notre ennemi. Il est ! Rien de plus.
Il est potentiellement notre allié pour préserver notre santé ; à condition de le respecter !
Cette idée rejoint une approche philosophique ancestrale ; et plus récemment Rousseauiste (dudit célèbre Jean-Jacques) qu’on peut résumer par la formule : la Nature ne nous est pas hostile !
Ce qui fait question dès lors, c’est la complexité de la Nature (c’est-à-dire, de notre environnement) et la façon dont nous insérons, comme des sioux (l’image n’est pas prise au hasard), dans cette complexité. Ce n’est pas affaire de “bons” et de “méchants” qui effectivement pullulent dans la Nature, c’est adaptation et respect des équilibres ! Car dans cet environnement, les agents (potentiellement) infectieux cohabitent eux-mêmes dans des équilibres instables : notre microbiote intestinal lui-même est un extraordinaire mélange de bactéries, virus, parasites en constante discussion entre eux et avec avec notre système immunitaire.
Il n’aura pas échappé aux lecteurs que j’essaie de délivrer ici une vision très écologique de la question vaccinale. A mon avis, c’est la seule possible. Ça risque d’avoir échappé à nos ingénieurs vaccinateurs…
Évidemment, j’appelle chacun de mes lecteurs à réagir à mes propos ; si possible avec courtoisie. Si c’est pour se moquer, je prends aussi tant j’ai envie de rire de tout ça ; le ça ici étant quelque chose comme notre destin !
J’entends déjà la critique : “il se prend pour Emmanuel… Kant !”
Mais cette vision a une implication immédiate : il y aura toujours des maladies infectieuses et les vaccinations de masse ne sont rien de plus que des éléments potentiellement perturbateurs qui induisent (potentiellement encore) des déséquilibres. Sans discuter la possible efficacité protectrice de la vaccination, la vision des maladies infectieuses décrite ci-dessus implique que la disparition (apparente ou réelle) d’une maladie sera suivie inéluctablement de l’apparition d’une autre maladie ou de la résurgence d’une ancienne, en un peu différente ; de multiples exemples ont été décrits.
J’avais promis de donner quelques exemples et illustrations  de “disparitions” et “apparitions” récentes de maladies cardiovasculaires de causes infectieuses, indépendamment de toute vaccination. C’est maintenant.
Dans mes premières années de pratique médicale, une de nos obsessions était le diagnostic des pathologies valvulaires cardiaques dites rhumatismales : sténose mitrale, insuffisance aortique, etc… Elles étaient le résultat (secondaire ou retardé) d’infections streptococciques, le prototype étant l’angine à streptocoque. Selon la théorie prévalente, le conflit entre l’agent infectieux et le système immunitaire provoque des maladies rhumatismales, rénales (glomérulonéphrites) et cardiaques. Ces pathologies des valves cardiaques des sujets jeunes (incluant des enfants) étaient un des principaux chapitres de la cardiologie clinique. Elles ont pratiquement disparu aujourd’hui sous nos climats. Sans vaccin contre le streptocoque !
De même que la scarlatine [la fameuse “angine qui vomit“] : presque disparue, apparemment. Sans vaccin contre le streptocoque encore !
D’autres types d’angine ont aussi pratiquement disparu, alors qu’elles nous faisaient peur : par exemple, l’angine  “fuso-spirillaire”, dite angine de Vincent, qui souvent nécessitait l’hospitalisation  ; c’est l’ancien temps, le temps où l’amygdalectomie et l’adénoïdectomie (ablation des végétations) se pratiquaient avec une promptitude inversement proportionnelle à toute rationalité médicale et scientifique supposée les justifier…  Le temps passe, la médecine change !
Une fois ces pathologies valvulaires cardiaques (minimes ou sévères) installées, les patients étaient menacés par d’autres infections beaucoup plus sournoises et non moins dangereuses : l’endocardite infectieuse, aussi appelée “endocardite bactérienne subaiguë” ou encore Maladie d’Osler. C’est encore souvent un streptocoque [un de ceux qui vivent dans notre bouche…] qui est responsable. Si la fréquence de la maladie n’a pas, selon les statistiques US récentes, réellement diminuée, elle se présente de façon très différente de nos jours ; comme si la forme classique avait disparu et qu’une nouvelle maladie était apparue. Comme les pathologies valvulaires “ordinaires” (post-rhumatismales) sont beaucoup plus rares, les streptocoques vont plutôt investir toutes les formes de prothèses installées dans le coeur et que notre système immunitaire a du mal à protéger.
De façon parallèle, nous avons vu apparaitre de vraies nouvelles maladies cardiovasculaires dont la cause infectieuse n’est pas formellement démontrée. Par exemple, la Maladie de Kawasaki qui est devenue la principale cause de maladie cardiaque acquise chez les enfants des pays développés.
Elle a été décrite pour la première fois au Japon seulement dans les années 1960s et a donné lieu récemment (Mars 2017) à une mise au point un peu “affolée” de l’American Heart Association. J’ignore les connaissances qu’en ont les médecins français actuellement.
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Il va falloir s’y habituer : nous devons apprendre à diagnostiquer et traiter malgré l’absence d’identification de ce nouvel agent pathogène.
De même qu’il va falloir s’habituer aux manifestations cardiaques de cette nouvelle maladie infectieuse qu’est la Maladie de Lyme. Ici on connait l’agent infectieux causal, c’est la bactérie Borrelia burgdorferi qui nous est transmise par des tiques dont les principaux vecteurs seraient, apparemment, les cervidés de nos forêts. Au moins en Europe.
J’abrège : on n’a plus de rickettsioses (par exemple, le typhus) et ça n’est pas grâce à un vaccin ; mais on a des borrélioses !
Quand j’étais stagiaire à Toulouse dans le service des maladies infectieuses du Pr Armengaud, on nous parlait beaucoup de brucellose et de leptospirose. Je ne peux dire quelle était la fréquence réelle de ces maladies et quelle est la situation actuelle. Je doute que ces maladies représentent de graves problèmes sanitaires aujourd’hui mais je peux dire qu’on a un vrai problème de santé publique avec les borrélioses ; et c’est tellement nouveau qu’il y a encore aujourd’hui des disputes à propos de la validité des tests diagnostic…
Si j’ai fait quelques détours, et discuter les maladies cardiovasculaires d’origine infectieuse, c’est pour illustrer l’idée que nous aurons toujours des victimes des maladies infectieuses. Beaucoup moins qu’avant l’ère des antibiotiques mais le compteur ne sera jamais à zéro.
Les victimes des anciennes, des résurgentes ou des nouvelles maladies infectieuses sont et seront les plus fragiles d’entre nous : les plus jeunes, les plus âgés, les diabétiques et surtout ceux qui à la naissance ou plus tard de façon acquise souffrent de déficience de leur système immunitaire.
Pour ces derniers, même les maladies bénignes chez les autres peuvent constituer un danger. Est-ce que la vaccination de masse permet de protéger ces sujets fragiles ? Y aurait-il d’autres façons de procéder ? Plus efficaces ?
Ceux qui ont toujours réponse à tout répondent positivement. C’est pourtant loin d’être évident, c’est-à-dire scientifiquement démontré.
Face à ces questions sans réponse, la moindre des choses est de rester prudent. Faut-il interrompre l’actuelle politique de vaccination de masse ? Ce ne serait sans doute pas prudent pour des raisons que je discuterai dans un nouveau message.
Faut-il pour autant nous obliger tous à nous vacciner ?
Peut-on, face à ces questions, perpétuer les obligations vaccinales ? Sachant qu’il y a une sous-estimation tragique des effets adverses de la vaccination…
Peut-on prendre le risque de provoquer des tragédies vaccinales sous prétexte de protéger peut-être quelques sujets si fragiles qu’ils seront hélas victimes de leur fragilité d’une façon ou l’autre ?
Pas facile la médecine !
D’où le respect des grands principes, à commencer par celui maintes fois répété :
D’abord ne pas nuire !
Méditons…