L’infarctus du myocarde : toujours autant de victimes mais plus jeunes, plus de femmes, plus de surpoids…

 

Certains optimistes « impondérés » (et aussi subventionnés en général) proclament que depuis l’arrivée des statines et leur prescription pressante [presque rendues obligatoires dans certaines circonstances, et en dépit du moindre bon sens] et massive (une vingtaine d’années de recul environ), nous aurions vaincu les maladies cardiovasculaires ; ou du moins serions-nous sur le point de les vaincre…

Effectivement, avec environ 7 millions de français, 12 millions de britanniques, et  30 à 35 millions d’américains sous statine, on est en droit d’espérer des effets significatifs ; au coût que ça coûte…

Les statistiques officielles (en retard d’une décade environ par rapport à la réalité vraie) montrent que la mortalité cardiovasculaire diminue dans nos pays de façon régulière depuis les années 1960s (le siècle dernier). Autrement dit, la tendance était présente déjà près de 30 ans avant l’introduction massive des statines ; et un minimum d’honnêteté devrait conduire à émettre des doutes quant à l’effet réel de ces dernières par comparaison avec les fabuleux et véritables progrès réalisés dans le traitement de la phase aigüe de l’infarctus (SAMU, Unité coronarienne, défibrillateur, désobstruction coronaire en urgence, stentings multiples, réhabilitation post-infarctus, etcétéra…) et aussi dans la diminution drastique de certaines causes réelles dans certains groupes d’âge. Emblématique mais pas unique, citons la diminution du tabagisme même si on pourrait encore faire mieux… comme le montre la suite !

Un meilleur marqueur (par rapport à la mortalité) des éventuels progrès réalisés en prévention serait donc l’incidence de l’infarctus et des syndromes coronariens en général, et pas la mortalité qui « marque » autre chose que l’effet de la prévention de l’infarctus lui-même.

N’importe quel praticien qui vit les yeux ouverts a pu constater qu’avec les années, non seulement les unités de soins intensifs coronariens ne désemplissent pas ; mais encore que ces unités se sont multipliées sur le territoire français ; ce qui a certainement encore contribué à réduire la mortalité due à l’infarctus ; mais indique de façon claire (car l’offre répond à la demande) que l’incidence de l’infarctus et des syndromes apparentés est encore très élevée et n’a sans doute (soyons prudents, de nombreux facteurs peuvent obscurcir le paysage) pas diminué du tout.

Avouons-le : globalement, nous avons échoué à vaincre l’infarctus !

Même si nous avons moins de décès dus à l’infarctus ; et ce n’est pas un paradoxe comme expliqué plus haut.

Comme d’habitude, les autorités de notre beau pays vont mettre une décennie à comprendre et ceux qui avaient la charge de ce dur labeur encore plus de temps à reconnaître leur échec… Laissons ça et examinons ce qui nous vient d’ailleurs, les USA, avec toujours un peu d’avance et donc généralement annonciateurs de notre propre destinée.

Par exemple ici : http://www.eurekalert.org/pub_releases/2016-03/acoc-hap031816.php

Ce que les investigateurs de la Cleveland Clinic [un parmi les plus grands et fameux hôpitaux américains] ont observé, c’est que les facteurs associés à la survenue de l’infarctus ont changé de façon significative entre 1995 et 2015. Qu’ont-ils vu ?

Outre un rajeunissement et une féminisation des victimes – ce que l’on voit partout y compris en France – c’est plus de tabagisme, plus de surpoids, plus de diabète et plus d’hypertension artérielle.

Ils n’ont pas étudié d’autres véritables causes de l’infarctus, les habitudes alimentaires, le stress et le manque d’exercice physique ; mais c’est déjà un beau travail !

Tous les lecteurs de ce message ont remarqué, sans que j’ai besoin de le dire, qu’un facteur souvent présenté comme majeur manque à l’appel : c’est le cholestérol ou les dyslipidémies en général.

Cette absence peut s’interpréter de façon variable. Soit le cholestérol est tellement bas désormais aux USA qu’il ne constitue plus un danger ; cette hypothèse est peu probable si on écoute les experts « rémunérés » par l’industrie qui au contraire expliquent que le cholestérol est toujours trop haut… quel que soit son niveau…

Ou bien [et c'est l'hypothèse que tout individu ayant quelque expertise et beaucoup d'indépendance doit privilégier], le cholestérol ne joue aucun rôle dans l’infarctus ; il est innocent !

Bref, si on prend un peu de hauteur, il faut reconnaître que ce sont des mauvaises nouvelles : aux USA comme chez nous, les cardiologues et autres employés des Unités coronariennes sont très occupés et la tendance n’a pas l’air de s’inverser, contrairement aux clameurs des experts et académies « rémunérés » qui doivent bien dire quelque chose pour justifier leurs discours et leurs… rémunérations !

Si vous voulez vraiment vous protéger [ou protéger vos patients], il est urgent de lire « Prévenir l’infarctus et l’AVC »…

Ce n’est pas la première fois que je le dis ; et pas la dernière, hélas !

 

 

 

 

 

 

 

 

Protéger son estomac pourrait abîmer le coeur, le rein et le cerveau !

 

Un certain nombre de médicaments sont prescrits pour diminuer l’acidité de l’estomac et, on l’espère, protéger l’estomac ou au moins diminuer les symptômes (brulures, par exemple) liés (supposément) à une hyper acidité gastrique ou à un reflux gastro-oesophagien ; restons simples.

Parmi ces médicaments largement prescrits [notamment par les cardiologues quand ils donnent de l'aspirine à leurs patients car l'aspirine provoquent souvent des brûlures de l'estomac et même des sortes d'ulcères de l'estomac...], il y a la famille des IPP ou PPI (pour proton pump inhibitors en anglais pour les connaisseurs de cette langue).

Je ne rentre pas dans le détail de leurs mécanismes d’action (dits classiques) sur l’estomac ; ils ont remplacé les antihistaminiques H2 [les fameux Tagamet* et Zantac* par exemple] car ils sont considérés par beaucoup comme plus efficaces pour diminuer les symptômes.

Peut-être ; mais tous ces médicaments diminuent ce que certains appellent la barrière gastrique (contre divers agents potentiellement infectieux) et très probablement ont un effet nocif sur la flore intestinale (gut microbiota) ce qui commence à être bien documenté. Voir par exemple:

http://gut.bmj.com/content/early/2015/12/30/gutjnl-2015-310861.full.pdf+html

Parmi les plus célèbres IPP, on se souvient du Mopral* par exemple ; ou du Noxium* ou encore du Pariet* parmi les plus prescrits sans qu’on sache ce que cache vraiment cette étrange multiplicité de molécules à peu près identiques sinon les remplacements successifs des génériqués par des pseudo-nouveaux (non-génériqués)… Ruine de la sécu, connivence des administrations, des politiques et même des académies… Misère… Ne le répétez pas !

Ces médicaments (fort utiles chez certains patients, certes) ont longtemps été présentés comme particulièrement anodins en termes d’effets adverses potentiels.

Et puis certaines complications ont été décrites : par exemple, des entérocolites à Clostridium difficile, une sale petite bête qui porte bien son nom car elle est résistante [c'est une façon de parler, les spécialistes me pardonnent] à la majorité de antibiotiques, et récidivantes ; difficiles à guérir souvent (je n’entre pas dans les détails) ; et puis des déficits en vitamine B12 ; et encore des déficits en magnésium… sans que cela change quoique ce soit au rythme effréné des prescriptions. Les pharmaciens ne disent rien. Évidemment.

Il y a 3 ou 4 ans, certains ont observé que des patients (généralement coronariens) sous IPP devenaient résistants à l’effet antiplaquettaire du Plavix* (ou clopidogrel, le concurrent de l’aspirine); et d’autres ont prétendu que cette résistance inattendue pouvait être surmontée par des capsules d’oméga-3 ; j’en parle dans notre livre sur la « Prévention de l’infarctus et de l’AVC ».

C’est très embêtant ça ; parce que cela signifie que les IPP augmentent le risque de complications cardiovasculaires chez certains patients, des patients à risque élevé puisqu’on leur a prescrit du Plavix*.

La majorité des médecins (et leurs médias spécialisés) ont fait comme s’ils n’entendaient pas…

Patatras, voilà que plusieurs équipes rapportent ces jours-ci des effets adverse multiples de ces médicaments. Je résume :

1- plus d’infarctus chez les patients sous IPP, 15% d’augmentation du risque !

2- une augmentation (doublement) de la mortalité cardiovasculaire ; ça commence à faire beaucoup !

3- 50% d’augmentation du risque de développer une insuffisance rénale chronique !

4- 44% d’augmentation du risque de démence (type Alzheimer) chez les séniors.

5- auxquels on peut ajouter un effet néfaste sur la flore intestinale (cf. la référence citée plus haut).

Conclusion : les IPP sont toxiques et les prescriptions d’IPP sont souvent (pour au moins 70% d’entre elles) irrationnelles donc inutiles, selon des auteurs indépendants de l’industrie.

Un conseil d’ami : essayez de vous en passer ; demandez à votre médecin de trouver des alternatifs, non médicamenteux de préférence ; c’est très possible !

MERCI de vos TÉMOIGNAGES !

 

 

 

 

 

 

 

 

Conférence au Mans le 21 Mars

 

Je vous invite à me rejoindre à la Librairie THUARD, Le Mans Centre ville.

Lundi 21 Mars 2016 à 20:00.

Conférence sur « Le nouveau Régime Bio Méditerranéen ».

On pourra parler d’autres choses évidemment, une fois qu’on aura bu un verre…

Entrée gratuite pour les adhérents d’INFOVIE-BIO, 5€ pour les non-adhérents, tant pis pour eux, z’avez qu’à…

Pas beau ça ?

 

 

 

Statines, grippe saisonnière et vaccin antigrippal

 

Certains visiteurs (habitués ou nouveaux-venus) de ce blog pourraient s’étonner que dans le même billet, j’aborde des questions apparemment aussi disparates que les statines anticholestérol et la grippe ; et aussi les vaccins.

Serais-je en train de « perdre mon latin » ?

Serais-je en train de disperser mon énergie à propos de causes hétérodoxes ou hétéroclites ?

Pas sûr ! Quelques mots d’explication.

D’une part, ne pas oublier que les lipoprotéines qui transportent le cholestérol sont aussi notre première protection immunitaire et antivirale. On le sait depuis longtemps, on est plus sensible aux infections quand on a peu de cholestérol circulant.

D’autre part, les actualités s’entrechoquent et m’amènent à discuter « plein champ » les questions des statines et aussi des vaccins ; et puis les choses s’enchaînent avec toujours le même scénario : idées toutes faites, clameurs stupides de gens incultes ou apparemment « très bien informés » en haut de la pyramide, paralysie de la pensée, désinformation, interprétations hâtives, conclusions erronées …

Vous connaissez la suite…

Je refais l’histoire récente, et en brève.

Des investigateurs observent que les patients sous statines ne sont pas protégés par le vaccin anti-grippal. Bon Dieu !

Un résumé (plutôt niaiseux) de la question se trouve ici (désolé c’est en anglais mais ça m’évite de le faire en intégral) : http://www.medscape.com/viewarticle/858868?nlid=100443_3801&src=WNL_mdplsnews_160219_mscpedit_card&uac=78143HG&spon=2&impID=996468&faf=1

Que dit la dame (pour ceux qui ne lisent que le français) ?

Après un bref historique des idioties publiées ces dernières années par des épidémiologistes proclamant que les statines diminuaient le risque d’avoir (et la sévérité de) la grippe annuelle [ça vaut son pesant vu que la dame se contente de raconter sans aucun esprit critique...], elle dit simplement que sur la base d’études très récentes et un peu plus sérieuses qu’en fait les statines diminuent l’efficacité du vaccin anti-grippal.

Et donc, en théorie, les statines ont peu de chance de diminuer le risque de grippe.

Cela questionne fortement [à condition évidemment de croire que les statines et le vaccin antigrippal sont utiles...] la prescription systématique de statines chez ceux qui craignent les conséquences d’une grippe (notamment chez les séniors) ou l’utilité du vaccin antigrippal chez ceux qui se voient prescrire une statine.

Devons-nous renoncer aux statines, au vaccin antigrippal ou aux deux ?

Cela demande peut-être réflexion !

Mais vivons-nous dans une époque où on réfléchit ? Un peu ?

Première réflexion : les statines sont-elles utiles ?

Réponse : non !

Deuxième réflexion : le vaccin antigrippal est-il utile ?

Réponse : non !

Selon les dernières nouvelles, en effet (à confirmer), le vaccin 2015-2016 ne contient pas les antigènes correspondant à l’épidémie vécue actuellement…

Il existe dans certains pays, notamment aux USA, un profond mouvement proclamant qu’en matière de médecine industrielle (médicaments et vaccins), on en fait trop et que « moins on en fait et mieux c’est » ; sauf quand c’est indispensable évidemment ; et malheureusement ce n’est pas rare…

 

 

Sommes-nous efficaces ? Nos alertes servent-elles ?

 

Sachant que nous sommes de plus en plus nombreux à renâcler, tels des ânes bâtés reculant devant l’obscène carotte, et que nous sommes partout [encore plus sans doute en germanophonie et en anglophonie qu'en francophonie], la question est de savoir si nous nous agitons pour rien ou si nous avons quelque espoir d’être utiles.

Des collègues canadiens nous informent que nous progressons dans la bonne direction ; ce n’est pas une victoire totale mais nous avons arrêté l’ennemi, c’est déjà beaucoup.

1- les germaniques semblent très réticents à autoriser la mise sur le marché des nouveaux anti-PCSK9 (anticholestérol injectable).

C’est là : http://www.eurekalert.org/pub_releases/2016-02/ifqa-aih021716.php

Malgré l’enfumage dont nous sommes victimes [voir mon livre "L'Horrible vérité sur les médicaments anticholestérol"], via des médias spécialisés (les super grandes revues médicales comme le New England Journal of Medicine ou le Lancet), « on » ne semble pas vouloir tomber dans le panneau. Bravo amis allemands !

2- les américains viennent de refuser l’extension d’indication réclamée par l’industriel qui commercialise l’ézétimibe (une pseudo-statine qui empêche l’absorption du cholestérol alimentaire).

C’est là : http://www.pharmacytimes.com/product-news/fda-rejects-new-indication-for-zetia-and-vytorin

C’est d’autant plus impressionnant que quelques cardiologues renommés aux USA [avec leurs pitoyables relais en France ; j'ai donné des exemples dans mon livre sus-cité] se sont vraiment « acharnés » pour défendre cette cause.

Ces deux nouvelles sont importantes car elles sont liées. Ce qui est défendu dans les deux cas, c’est que plus le cholestérol est bas (ou abaissé par un médicament) et mieux c’est pour les patients.

Jusqu’à récemment, le principe du « plus c’est bas, mieux c’est » était accepté les yeux fermés par les Autorités. Ce n’est plus le cas !

Victoire !

Petite victoire !

Il faut continuer, surtout en France où il ne se passe rien ; sinon des attaques sournoises des minables défenseurs de ces théories absurdes contre les lanceurs d’alerte.

Nous avons lancé une pétition pour appeler les Autorités à saisir ces questions qui regardent des millions d’innocents en France.

Je vous le demande à nouveau : signez et faites signez cette pétition !

C’est là : http://petition.ipsn.eu/petition-danger-statines-cholesterol/index.php

Nous avançons mais ce n’est pas gagné.

A vous de jouer !

 

 

 

La tête au carré (France Inter) le 25 février

 

Si vous avez des questions sur le thème de la prévention des maladies du coeur par la nutrition, je serai sur France Inter autour de 14:00 le jeudi 25 Février.

Je serai en compagnie d’un cardiopsychologue ou d’un psychocardiologue (allez savoir…) qui sans doute s’intéresse au cerveau. Nous aussi !

Avec un titre pareil, nous risquons de bien nous entendre…

J’en profiterai pour aborder la question du cholestérol puisque c’est aussi un aliment et surtout parce que le cerveau en est particulièrement riche.

Sauf que le cholestérol du cerveau ne vient jamais de l’alimentation.

Le cerveau est l’unique organe qui fait lui-même TOUT son cholestérol !

Il ne faut pas l’en empêcher avec des médicaments anticholestérol car il est fragile.

Pourtant ils le font ; et sans aucune réticence…

C’est pourquoi il faut alerter les médecins et les Autorités : signez et faites signer la pétition :

#PireQueMediator #statines http://petition.ipsn.eu/petition-danger-statines-cholesterol

Le Bon Dieu leur pardonnera peut-être car celui qui a beaucoup pêché sera beaucoup pardonné...

Amen

 

 

 

 

Concertation publique sur les vaccins et ingérences multiples

 

Le journal LE MONDE [où l'on trouve le meilleur et le pire ; pourrait faire beaucoup mieux à propos des sciences médicales, bon...] publiait le 3 Février 2016 un article-débat avec le titre « Non à l’ingérence des lobbys dans la concertation publique sur le vaccin » ; signé par une brochette de gens respectables et bien intentionnés.

Ce qui est étonnant, c’est qu’il faille le dire ; ou le réclamer ; voire le mendier

Ainsi donc cette concertation publique pourrait ne pas être totalement libre et indépendante ?

Peut-on oser dire une telle horreur ?

Autre question : mendier est-il suffisant ? Que peut-on espérer ? Quelles sortes de farces et attrapes va t-on encore nous servir ?

N’est donc point encore venu le temps d’exiger ?

Si nous restons sur la question des vaccins, ou du principe vaccinal de façon générale, ou encore sur telle ou telle vaccination spécifique, d’où vont sortir les documents scientifiques de qualité, les recherches fécondes et indépendantes sur lesquels des experts supposés experts et supposés indépendants vont devoir travailler puis délibérer puis conclure et recommander ou « aviser » ?

Que vient faire le public dans cette démarche hautement spécialisée ?

Simplement exiger et surveiller, et puis valider ?

N’étant pas moi-même un vaccinologue expert [mais, il faut le répéter, la vaccination est une question de médecine générale, et pas une affaire de spécialiste], je vais faire mon travail de vérification et de méthodologiste indépendant ; et je dirai via ce blog ce que m’inspirent les débats publics qui me viendront aux oreilles.

Chacun de nous devrait faire cet effort de documentation. Geste de citoyen !

Donner l’exemple à la jeunesse. Urgent !

Je propose de commencer aujourd’hui et de travailler tous ensemble.

Première étape : se procurer en urgence et lire le livre de Michel Georget :

« L’apport des vaccinations à la santé publique ».

Aux Éditions Dangles ; je ne suis pas « actionnaire »…

Ce n’est pas la Bible ; c’est un document facile à lire ; et en français.

Merci à tous de vérifier, infirmer (avec de solides arguments) ou confirmer ce que vous y lirez.

Si vous avez des questions, j’essaierai (ou d’autres, ou Michel Georget lui-même) d’y répondre.

Allez, au travail !

Nous allons aider à protéger les bébés (le calendrier vaccinal commence à 2 mois) et nos séniors (vaccin contre la grippe quasi gratuit) ; s’ils doivent l’être…

 

 

 

 

 

 

Protocole compassionnel (suite) et conflits d’intérêt

 

Le sujet compassionnel reste l’objet de discussion, notamment en oncologie et en particulier pour l’évaluation (rapport bénéfice/risque) des nouvelles chimiothérapies présentées parfois comme miraculeuses…

C’est pourquoi j’en rajoute une petite couche, comme disent les jeunes.

La dernière livraison d’un grand journal américain (JAMA Internal Medicine) revient sur les conflits d’intérêt chez les experts autorisant  l’évaluation (et/ou la commercialisation) de nouveaux médicaments anticancer. On voit que la question agite quelques neurones dans divers milieux…

Bon, qu’y lit-on ?

C’est là (désolé, c’est en anglais, faut vous y mettre, bientôt tout sera en Chinois) :

http://archinte.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=2484904

D’autre part, un site web américain (sponsorisé par l’industrie), appelé MEDPAGE TODAY reprend l’information et, curieusement, fait quelques commentaires disgracieux.

Encore en anglais : http://www.medpagetoday.com/PublicHealthPolicy/FDAGeneral/55951?xid=nl_mpt_DHE_2016-02-02&eun=g362928d0r

Je résume, pour ceux qui ne parlent ni l’anglais, ni le chinois.

Les conflits d’intérêts sont omniprésents [ce n'est pas 100% des votants, certes ; mais l'impression laissée c'est que ceux qui seraient indépendants (vraiment ?) servent uniquement de "caution" aux autres...] dans les comités d’expert pour introduire de nouveaux traitements anticancéreux sans respecter les règles basiques de l’évaluation (efficacité et toxicité). Sans parler du rapport coût/utilité.

Le sous-titre du deuxième article (sans entrer dans les détails) est éclairant : l’industrie se serait appropriée le micro… Oups !

Bref, on est loin de l’indépendance et de l’objectivité indispensables pour prendre des décisions difficiles et courageuses face à des pathologies et des souffrances majeures.

Ce ne serait pas un problème insoluble cette question des conflits d’intérêt si les données scientifiques produites dans ces conditions étaient de qualité.

Malheureusement, c’est le contraire : les sacrifices consentis en termes de rigueur scientifique ne sont pas payés en retour ; les patients n’en profitent apparemment pas beaucoup et généralement on n’apprend rien !

Pour ceux qui souhaiteraient mieux comprendre pourquoi les conflits d’intérêt sont finalement un problème secondaire dans les sciences médicales, je recommande de m’écouter attentivement lors d’une récente audition (en français) au Sénat où j’avais été (curieusement) convoqué au mois de Janvier. Erreur de casting (comme y disent au cinéma) ?

C’est là ; ça s’écoute, ça ne se lit pas, mais faut garder les yeux ouverts, ça vaut la peine, et pas pour ma belle chemise :

http://www.senat.fr/les_actus_en_detail/article/conflits-dinterets-en-expertise-sanitaire.html

Une fois qu’on a bien écouté et réfléchi, on me dit gentiment ce qu’on en pense !

Merci d’avance pour votre indulgence !